Supervision des sophrologues

Publié le 13 août 2026 à 16:05

Supervision des sophrologues

« J’ai une question concernant une personne que j’accompagne… »

Ces messages, j’en reçois régulièrement.

Des sophrologues qui accompagnent des personnes souffrant de troubles des conduites alimentaires ou ayant vécu des violences, et qui se retrouvent, à un moment donné, face à une difficulté.

Jusqu’ici, j’essayais souvent de répondre à ces questions.

Mais avec le temps, je me suis rendu compte d’une chose : répondre à une question, c’est donner une information. Superviser, c’est comprendre ce qui se joue.

Parce que derrière :

« Je ne sais plus quoi lui proposer… »
« Elle n’avance plus… »
« Est-ce que je peux utiliser cette technique ? »
« J’ai l’impression que mes séances ne fonctionnent plus… »

… il n’y a pas toujours seulement une question de technique.

Il peut y avoir quelque chose qui se joue dans la relation d’accompagnement.
Une posture qui devient difficile à tenir.
Un sentiment d’impuissance.
Une envie de réparer ou de protéger.
Une limite que l’on n’arrive plus très bien à identifier.
Ou parfois quelque chose de cette histoire qui vient faire écho chez le professionnel lui-même.

Et cela, une réponse donnée en quelques lignes ne permet pas toujours de le repérer.

C’est précisément l'intérêt de la supervision : prendre le temps de déposer une situation, de la regarder sous plusieurs angles et de comprendre ce qui fait réellement difficulté avant de chercher quoi faire.

C’est pourquoi je propose désormais des séances individuelles de tutorat et de supervision destinées aux sophrologues, autour de deux champs que je connais particulièrement :

→ l’accompagnement des troubles des conduites alimentaires
→ l’accompagnement des personnes victimes de violences

Un espace pour questionner une situation clinique, réfléchir à sa posture, ajuster son accompagnement, identifier ses limites et, lorsque c'est nécessaire, penser l'orientation vers d'autres professionnels.

Parce que dans ces accompagnements particulièrement sensibles, nous n’avons pas seulement besoin de davantage d’outils. Nous avons parfois besoin d’un endroit où penser ce que nous sommes en train de vivre avec eux.

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