Il existe un rapport à l’alimentation profondément mentalisé, intellectualisé, qui touche de nombreuses personnes , et particulièrement les femmes.
Un rapport où la boussole intérieure disparaît peu à peu voire complètement. Où l’écoute du corps s’efface au profit de règles, de classifications, de “je dois / je ne dois pas”, "bon/mauvais" "sain/pas sain"...
Manger devient alors un terrain de lutte permanente. Un espace où chaque choix est analysé, évalué, jugé.
Le cerveau est une machine à résoudre des problèmes , et quand l’alimentation est intellectualisée, elle devient un problème à résoudre.
Mais le corps, lui, ne fonctionne pas ainsi.
Dans ce système, les envies ne sont plus des informations, des messages, elles deviennent des menaces : Sources d’angoisse, de culpabilité, et souvent même de honte.
Il y a alors cette lutte constante :
entre des envies profondes, longtemps tues, contrôlées, refoulées, et une voix mentale qui cherche à maîtriser, corriger, rationaliser.
Plus on tente de faire taire le corps, plus il crie autrement.
Plus on s’éloigne de lui, plus la connexion se fragilise.
Le cœur du sujet n’est pas ce qu’il faut manger ou éviter, mais la perte du lien au corps.
La difficulté à ressentir, à faire confiance, à se laisser guider autrement que par le mental.
Beaucoup de personnes vivent cette lutte intérieure. Ce terrain là, quand il dure , qu'il s'installe , ce n' est plus juste un rapport compliqué à l'alimentation/ à son corps mais le socle des troubles alimentaires.
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